Dans quel format écrivez-vous ? Nouvelle, Novella, roman, série, feuilleton ?

Vous écrivez court ?

La nouvelle

Une nouvelle en France se situe généralement entre 5 000 et 25 000 signes (ou de 900 à 4 200 mots).

Kevin Martin, une hommeCependant, il y a des nouvelles plus longues comme Kevin Martin, un homme sans histoire de Catherine Lang, qui fait 8 500 mots, soit 40 pages à l’américaine.

 

 

 

 

La nouvelle est un genre difficile, exigent qui est mal aimé des lecteurs et peu étudié dans les programmes scolaires. La nouvelle reste donc le parent pauvre de la littérature en France alors qu’elle est la forme parfaite pour faire ses premiers essais en tant qu’auteur, ou encore innover en matière de narration, de langue, de style. Elle peut être publiée individuellement, en recueil ou en collectif d’auteurs.

Demain on parleraOu encore par thème comme dans le recueil, Demain on parlera de Gérard Lacoste, que je suis en train de lire, et qui comprend des nouvelles qui se passent soit dans le milieu de l’entreprise, soit  avec des héros qui sont majoritairement employés ou/et commerciaux dans une entreprise.

 

 

 

 

le baiser de la mouche, fantastique

On peut aussi décider de faire un recueil en regroupant des nouvelles par genre comme dans mon recueil, Le baiser de la mouche, nouvelles fantastiques qui ont toutes pour point commun le basculement de la réalité dans un autre monde.

 

 

 

Comment vendre une nouvelle ?

C’est difficile pour les nouvellistes de langue française. En France, peu de revues (sinon aucune) paient les auteurs pour la publication d’une nouvelle. Heureusement depuis 2011, il y a les plateformes d’ebooks qui permettent de vendre une nouvelle individuellement ou en recueil. La nouvelle se vend mal en France, peu plébiscitée des lecteurs, elle est désertée par les éditeurs.

La novella

Ce que l’on appelle plus communément en France un court roman, roman d’une longueur qui se situe entre 17 000 to 40 000 mots.

Les courts romans sont plus rapides à écrire, plus faciles à maîtriser parce qu’ils ont en général moins de personnages, une unique intrigue principale et souvent pas d’intrigues secondaires. Ils constituent une lecture rapide et de quelques heures, donc très satisfaisantes pour les lecteurs qui aiment lire un livre d’une traite.

Beaucoup de classiques sont des novellas Le Vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway, La Métamorphose de Franz Kafka.

Sur les plateformes de distribution d’ebooks, ces romans sont nombreux, par exemples :

Strapontin pour une Marguerite de Catherine Lang une habituée des 120 pages.  24 800 mots  (120 pages)

Memorial Tour, roman laureat du jury AmazonOu encore mon premier roman Mémorial tour, 28 000 mots, 133 pages

 

 

 

Comment vendre un court roman/novella ?

Les éditeurs en publient, l’auteur de langue française le plus connu est Amélie Nothomb dont la plupart des livres avoisinent les 100/160 (entre 25 000/40 000 mots) et bien sûr en autoédition.

Il est aussi plus aisé de les publier au format papier contrairement aux nouvelles individuelles qui par leur brièveté ne rassemblent pas assez de pages pour être imprimables ou simplement rentables en version brochée.

 

Vous écrivez long ?

Le roman

De loin le format le plus populaire auprès des lecteurs en France. De 40 000 mots à des millions de mots. Les romans américains contemporains sont de plus en plus longs, il semble que les romans français soient aussi sur cette voie.

Ils permettent de développer des intrigues à multiples retournements de situation, rebondissements, des intrigues secondaires nombreuses, une multitude de personnages. La longueur de cette forme a une variation très importante comparéé à celle de la nouvelle ou de la Novella.

Lundi au soleilDu plus court : Lundi au soleil de Dominique Lebel qui fait 49 000 mots ET 182 pages

 

 

 

 

 

aux plus longs :

A la recherche du tps perduUn des romans le plus long et toujours le plus lu est À la recherche du temps perdu de Marcel Proust 9 609 000 caractères, environ 1,5 million de mots. Cet ouvrage détient le record du plus long roman dans le Livre Guinness des records. Il fut publié en sept volumes entre 1913 et 1927 ; il existe aujourd’hui une édition en un seul volume de 2 400 pages.

 

 

 

Beaucoup plus récent, le roman,  Marienbad My Love, 17,8 million de mots, 10 710 pages (le tout en 17 volumes) de Mark Leach artiste et auteur américain.
Épuisé en papier, sauf pour quelques volumes, à noter que le roman est disponible sous la licence Creative Commons sur le site de l’artiste.

Le roman très long n’est pas du tout rentable en version papier le coût d’imprimerie d’un livre au-dessus de 300 pages est plus élevé et les frais de port ou de livraison augmentent selon le poids du livre (ou des volumes). C’est pourquoi les éditeurs les publient en plusieurs volumes. Cependant, ils sont beaucoup pus rentables en numérique sur les plateformes qui paient à la page. La plateforme Amazon Kindle par exemples dans son programme abonnés prenium pour les lecteurs (KDP Select pour les auteurs) paie les auteurs à la page. Vous ne gagnerez pas la même chose si vous publiez un livre de 300 pages payées environ 0,05 € (le tarif varie d’un mois à l’autre) que si vous en publiez un de 3 000 pages. Je vous laisse faire le calcul vous mêmes.

Le roman fleuve risque de renaître !

Séries et feuilletons

Il y a deux sortes de séries : la série et la série feuilletonnante

La Série

  1. Chaque épisode raconte une aventure du personnage principal (ou des personnages principaux) qui reste le même dans toute la série. Il y a de nombreux exemples, Sherlock Holmes, Maigret, James bond.
  2. L’univers est toujours le même, ce sont les personnages secondaires ou le lieu qui changent. Une histoire complète avec un début, un milieu et une fin est racontée dans chaque épisode ou Rossetti & MacLanetome. La série des “Maigret” de Simenon est un excellent exemple dans la littérature française ou chez les indépendants la série Rossetti & MacLane, de Jérôme Dumont.

 

Le série/feuilleton

Elle diffère d’une série puisque chaque épisode ou partie finit sur un cliffhanger et non pas sur une résolution. En effet, les épisodes ne sont pas indépendants comme dans la série. Les lecteurs attendent la suite, le tome ou la saison suivante. Certains lecteurs n’aiment pas ça, d’autres apprécient cette attente. J’ai récemment reçu un commentaire négatif sur ma série feuilletonnante  Brooklyn Paradis d’un lecteur mécontent, bien que  ma page de présentation est claire à ce sujet et prévient le lecteur, ce lecteur admet avoir été informé dans son commentaire.

 

 

Le feuilleton comme la série possède l’avantage de fideliser ses lecteurs, s’ils aiment les personnages, ils suivent la série jusqu’au bout comme me le prouvent les ventes de 3 Saisons Lacan et la boîte de mouchoirsLacan et la boîte de mouchoirs, la saison 1 et la compilation des trois saisons se vendent tous les mois. Le feuilleton lui créé un appétit, voire une sorte “d’addiction”, le lecteur veut connaître la suite.

Pour l’auteur indépendant la série est un format avantageux. Elle le pousse à produire plus, à publier régulièrement et donc à garder sa communauté de lecteurs alerte et impliquée dans son univers. Il est recommandé de publier au maximum tous les 4 mois un nouveau tome ou une nouvelle saison, alors que les tomes de la série non feuilletonante peuvent paraître dans des délais moins serrés.

 

 

 

 

 

 

 

4 thoughts on “Dans quel format écrivez-vous ? Nouvelle, Novella, roman, série, feuilleton ?

  1. Zélie

    Pour l’instant, j’écris des nouvelles et j’ai un projet de conte mais je ne sais pas quoi en faire lool 🙂

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  2. Anaïs W.

    Merci beaucoup pour ce tour d’horizon très complet qui permet de bien distinguer les différents formats en soulevant les avantages, inconvénients. J’ai appris beaucoup de choses (notamment que mon second roman était plutôt une première Novella) et cela me donne des idées pour la suite.
    Je n’ai jamais osé me lancer dans les séries, j’ai entendu dire que c’était un exercice difficile, car chaque tome doit être lié aux autres et à la fois indépendant. Du coup, j’imagine que ça s’étudie en amont !

    En tout cas, merci encore pour cet article 🙂

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    1. chrisimon Post author

      Bonjour Anaïs, un truc qui peut t’aider pour écrire une série est de penser en premier au ou aux personnage(s) principaux, car tu les retrouveras à chaque tome ou épisode. Pour approcher la série, il faut donc créer un ou des personnages, un milieu spécifique ça aide aussi, ensuite le reste coule de source, enfin presque…

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